Light for the Last Days

Le Da Vinci Code

Menacent de détruire ‘les fondements de la Chrétienté’ ? (Page 299)

Le Da Vinci Code, un roman débordant d‟actions à suspense dont l‟auteur est Dan Brown, est devenu aujourd‟hui le livre le plus vendu et qui sera bientôt tourné en film. C‟est aussi une puissante attaque contre les fondements du christianisme.

Sur les 600 pages du livre, il n‟y a que quelques pages qui ont une valeur spirituelle. Je ferai fi de l‟histoire qui est en elle- même irrésistible et passionnante (bien qu„elle soit plutôt invraisemblable) combinant un meurtre au Louvre, une poursuite policière de Paris à Londres, des sociétés secrètes, décodage de messages secrets, un héro, Robert Langdon, échappant souvent à la mort de justesse, un professeur de Harvard, et une héroïne française, Sophie Neveu, véritable déchiffreuse de codes.

A „l‟arrière plan‟. les adversaires dans le livre sont le Prieuré de Sion, où on dit que le secret du „Sangréal‟(le Saint Graal) a été caché, et l‟Opus Dei, une secte Catholique qui est prête à tuer afin de découvrir et de détruire ce secret. Dans l‟introduction Brown affirme que ce qu‟il dit au sujet des deux groupes est basé sur des faits réels et que „ toutes les descriptions de monuments, d‟oeuvres d‟art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérées.‟

Voici ce que le Da Vinci Code prétend connaître:

Le Prieuré de Sion fût fondé en 1099 par le Roi de France Godefroi de Bouillon. Il était en possession d‟un puissant secret qui avait été introduit dans la famille depuis le temps du Christ et il avait fondé ce Prieuré afin de préserver ce secret, lequel avait été placé dans des documents cachés derrière les ruines du Temple à Jérusalem. Ces documents avaient été récupérés par les Chevaliers de l‟ordre du Temple pendant le temps des Croisades.

Les Templiers devinrent riches à travers un système bancaire qu‟ils avaient établi, mais en 1307 le Pape Clément donna des instructions secrètes disant qu‟ils étaient des hérétiques coupables d‟adoration satanique et déclara que Dieu lui avait donné l‟ordre de les éliminer. Ils furent expulsés sous les ordres du Vatican mais les documents furent sauvés et confiés au Prieuré de Sion qui est une société secrète préservant l‟information de génération en génération. Léonard de Vinci, Sir Isaac Newton et Victor Hugo ont été des membres éminents. (Il est à noter que Sir Isaac Newton était un chrétien qui croyait intégralement à l‟autorité de la Bible et qui publiait des articles sur les prophéties et le retour du peuple Juif en Israël avec le même point de vue que le nôtre!) Les documents révèlent des informations sur le Saint Graal qui n‟est pas (comme il est généralement présumé) la coupe dans laquelle Jésus aurait bu pendant la Sainte Cène et dans laquelle Joseph d‟Arimathée aurait recueilli son sang à la crucifixion.

L‟expression utilisée pour le Saint Graal est Sangréal qui dans le vieux français peut se diviser en san / gréal (Saint Graal) ou sang / réal signifiant (Sang Royal). La vraie signification de Saint Graal est donc que ce sang est de la lignée royale de Jésus et de Marie- Madeleine qui étaient mariés et qui eurent un enfant qui fut l‟ancêtre des Rois Mérovingiens français. Il s‟avère qu‟à la fin du roman Sophie Neveu fait partie de cette lignée de sang Royal.

Tout ceci a été étouffé depuis le Concile de Nicée en l‟an 325 AD quand, sous l‟influence de l‟Empereur Romain Constantin, le Nouveau Testament a été établi avec ses quatre évangiles tels que nous les connaissons aujourd‟hui. Ceux-ci ont été choisis parmi de nombreux autres documents contenant des détails sur la vie de Jésus. Les autres écrits contenaient des informations sur la vie de Jésus qui n‟aurait été qu‟un homme de grande valeur, marié à Marie-Madeleine. Ces écrits ont été détruits sur les ordres de l‟Eglise.

La doctrine de la divinité de Jésus ne faisait pas partie du christianisme d‟origine et n‟a été votée que de justesse au Concile de Nicée. Jésus avait confié l‟avenir de l‟Eglise à Marie- Madeleine, ce qui avait contrarié les hommes qui étaient disciples de Jésus. Le Nouveau Testament tel qu‟il est accepté aujourd‟hui n‟est pas le vrai compte-rendu de la vie de Jésus ni de l‟église primitive, ce qui fait que le christianisme tel que nous le connaissons aujourd‟hui est construit sur un mensonge.

Ceci est donc une conspiration menée par les hommes afin d‟oblitérer de la religion „ le Féminin sacré‟ et l‟adoration de la déesse. Avec le concept du „Féminin sacré‟ existe l‟idée que les femmes devraient être prêtres et que l‟acte sexuel devrait être considéré comme un chemin pour communier avec Dieu. Il s‟avère que le grand-père de Sophie, Jacques Saunière, (dont le meurtre met toute l‟affaire en marche dans ce roman) a été un grand prêtre du „Féminin sacré‟ et que Sophie s‟est détournée de lui parce qu‟elle a découvert qu‟il faisait partie du groupe Hieros Gamos reconnu comme pratiquant la sexualité collective.

L‟église a étouffé cet enseignement et en conséquence est devenue à prédominance masculine. C‟est à cause de ceci qu‟il y a des guerres et „ une vie manquant d‟équilibre‟ avec des sociétés haïssant les femmes et n‟ayant aucun respect pour notre Terre Nourricière. Le San Graal est lui-même le symbole de la féminité, célébrant le pouvoir de la femme. En se servant de l‟histoire d‟Eve comme ayant commis le péché originel, l‟église a rendu la femme responsable, mais le Graal élève la femme, en particulier Marie-Madeleine qui est „une femme détentrice d‟un secret tellement grave que sa révélation menaçait de détruire les fondements de la chrétienté.‟ (Page 299)

Réplique au Da Vinci Code.

Après vérification il est impossible d‟accepter la prétention de croire que ce livre est historiquement précis. A l‟origine le Prieuré de Sion était un Prieuré catholique ordinaire de moines qui a existé autour des années 1100 à 1617. Le Prieuré de Sion correspondant à ce roman a été inventé par un Français nommé Pierre Plantard vers les années 1960. Plantard était un occultiste qui admirait Hitler et qui pensait que le monde devrait être dirigé par un „gouvernement d‟élite spirituelle‟. Il fabriqua des documents concernant le Prieuré de Sion qui était supposé avoir préservé des dossiers sur la descendance de Jésus et de Marie Madeleine (dont il était lui-même descendant). Il les plaça ensuite dans des endroits crédibles, y compris des musées français, avec de faux certificats d‟authentification. Plantard mourut après avoir été mêlé à une affaire financière scandaleuse en 1993. Des documents ont été trouvés dans son appartement attestant qu‟il était le vrai Roi de France. Une source d‟informations certainement pas des plus plausibles!

Dans le roman le professeur de Harvard, Robert Langdon, est la source des renseignements supposés historiques et le lecteur qui n‟est pas informé pourrait aisément croire que cet homme, d‟une apparence respectable, dit la vérité. L‟autre source d‟information provient de Sir Leigh Teabing qui s‟avère être un malfaiteur, mais qui expose malgré tout des renseignements sur le Saint Graal avec une autorité qui pourrait faire croire au lecteur qu‟ils sont d‟une véritable authenticité historique.

En vérité, Langton et Teabing fournissent de nombreuses fausses informations. Par exemple, Teabing dit qu‟au Concile de Nicée, l‟Empereur Constantin a conduit les évêques à déclarer que Jésus était le Fils de Dieu par un vote – „et qui plus est, un vote assez serré‟ (page 291). D‟après Teabing il semblerait que ceci était un nouveau concept parce que d‟après lui „ Jésus n‟était jusqu‟alors considéré que comme un prophète mortel….un homme exceptionnel en tous points, certes, mais mortel.‟

En vérité le concile de Nicée n‟a pas inventé la divinité de Jésus. C‟est lui-même qui le déclara (“ Moi et le Père nous sommes un”. Jean 10.30), et cela n‟a pas seulement été enseigné par les apôtres dans le Nouveau Testament mais a aussi été affirmé par un très grand nombre d‟auteurs dans les écrits des premiers Chrétiens qui précédèrent de plus de deux cents ans le Concile de Nicée (325 AD). Il est vrai que le Concile de Nicée confirma la doctrine de la divinité de Jésus dans son credo. Ceci était une réplique aux enseignements hérétiques d‟Arius qui enseignait une doctrine semblable aux Témoins de Jéhovah d‟aujourd‟hui disant que „Jésus n‟est pas de la même substance que le Père‟ (par exemple qu‟il est un dieu de seconde classe d‟une importance moindre que le Père). Lorsque l‟on vota sur ce sujet, est -ce que le résultat était „assez serré‟ comme on le prétendit?… Pas exactement! Il n‟y eut que deux évêques sur 300 qui refusèrent de signer le credo!

Afin de créer une fausse idée de Jésus, le livre prétend que „la Bible telle que nous la connaissons aujourd‟hui a été collationnée par un païen, l‟empereur Constantin le Grand…Plus de quatre-vingts évangiles auraient pu figurer dans le Nouveau Testament, mais seulement quatre d‟entre eux ont été retenus – ceux de Matthieu, de Marc, de Luc et de Jean‟ (page 289). Une fois de plus, d‟après le livre, ceci eut lieu au Concile de Nicée.

En vérité, la question de savoir quels documents devaient être inclus dans le Nouveau Testament n‟a même pas été débattue au Concile de Nicée. C‟est au troisième concile de Carthage en 397 AD que le Nouveau Testament a été fixé sous sa forme présente. En faisant ce choix le Concile n‟a pas imposé quelque chose de nouveau ou d‟étranger à l‟église, il a seulement attesté ce qui avait déjà été établi dans la pratique des communautés chrétiennes.

Il y a une preuve dans le Nouveau Testament lui-même que les apôtres reconnaissaient quels étaient les textes qu‟ils considéraient comme étant „ Ecriture‟. Dans 1Timothée 5.18 Paul se réfère à L‟évangile de Luc comme étant „Ecriture‟ en citant à la fois Deutéronome 25.4 et Luc 10.7 sous ce nom. Dans 2 Pierre 3.15-17 Pierre reconnaît que les lettres de Paul découlent d‟une autorité divine et il fait ensuite mention „des autres Ecritures‟ et avertit ses lecteurs de se mettre en garde contre ceux qui en déforment le sens. Ceci laisse entendre qu‟il considérait les lettres de Paul comme étant „Ecriture‟ ainsi que bien d‟autres documents qui ne sont pas nommés.

Les écrits des premiers chrétiens indiquent très clairement que les quatre Evangiles donnent un compte rendu authentique de la vie et du ministère de Jésus. Irénée, évêque de Lyon vers 180 AD, écrivit „ De même que la terre est divisée en quatre parties dans lesquelles nous vivons et qu‟il y a quatre vents planétaires, et que l‟Eglise est dispersée sur toute la terre et que l‟Evangile est le pilier et le fondement de l‟Eglise et le souffle de vie, de même il est donc normal qu‟il y ait quatre piliers, soufflant la vie éternelle sur chaque région pour ramener les hommes à la vie ….D‟où il est évident que la Parole de Dieu… nous a donné l‟Evangile exprimé sous quatre formes, unies par un seul Esprit‟(Contre les Hérésies III). Il continue en affirmant que les Evangiles écrits par Matthieu, Marc, Luc et Jean sont basés sur des récits authentiques.

Dans les écrits des premiers chrétiens, les citations provenant du Nouveau Testament sont si nombreuses que l‟on pourrait le reconstituer sans se servir des manuscrits. Il n‟y a pas moins de 36.289 citations tirées du Nouveau Testament dans les oeuvres des premiers écrivains chrétiens de Justin Martyr, Irénée, Clément d‟Alexandrie, Origène, Tertullien, Hippolyte et Eusèbe. Le Nouveau Testament est le livre d‟histoire ancienne le mieux documenté au monde, avec plus de 24.000 manuscrits, dont le plus ancien est une partie de l‟Evangile de Jean, qui date de 125AD. Le deuxième au monde est l‟Iliade d‟Homère dont nous avons 643 manuscrits. (Information provenant de „Preuve qui demande un verdict‟ de Josh McDowell).

Que peut-on dire, donc, à propos des „plus de 80 évangiles‟ que l‟on prétend faire partie du Nouveau Testament? Il est vrai qu‟outre le Nouveau Testament il y a beaucoup d‟autres écrits sur Jésus et les Apôtres dont on ne possède pour la plupart d‟entre eux que des fragments. Quelques uns de ces écrits n‟étaient que des œuvres fictives se servant des personnages du Nouveau Testament pour décrire des choses aussi imaginaires que le Da Vinci Code. Beaucoup d‟entre eux étaient écrits pour essayer de justifier de nouveaux enseignements qui déviaient souvent des enseignements des Apôtres. Quelques uns de ces enseignements sont devenus les sources principales des Eglises Catholiques Romaines et des Eglises Orthodoxes de l‟Est.

Par exemple, afin de faire de Marie la Vierge Eternelle de l‟Eglise Catholique Romaine il fallait considérer le fait que le Nouveau Testament enseigne que Jésus avait des frères et des soeurs nés de façon normale de Joseph et de Marie après la naissance virginale de Jésus (Matthieu 13.55-58; Actes 1.14). Pour cela une histoire fut inventée dans le „Proto Évangile de Jacques‟ disant que Marie avait été placée par ses parents dans le Temple afin d‟être élevée par les prêtres et qu‟elle avait été donnée ensuite à Joseph pour femme après qu‟elle fût miraculeusement devenue enceinte. Joseph était un veuf âgé qui avait déjà des enfants. A la suite de cette astucieuse invention, Marie peut donc devenir la vierge éternelle et Jésus peut avoir des frères et des soeurs. Inutile de dire que tout ceci n‟a pas de fondement biblique.

D‟autres écrits ont été créés afin d‟essayer de justifier certaines opinions considérées comme hérétiques d‟après l‟enseignement du Nouveau Testament. Par exemple le docétisme enseignait que Jésus n‟était pas du tout un homme réel mais qu‟il avait seulement l‟apparence d‟un homme. En conséquence nous lisons dans „Actes de Jean‟ 93: „ Quelquefois quand j‟allais le toucher (Jésus), je me trouvais en face d‟une matière et d‟un corps solide; et à d‟autres occasions il n‟y avait là ni substance ni forme à son corps, et c‟était comme s‟il n‟existait pas.‟ Ce n‟est donc pas si surprenant que de tels documents furent rejetés par les croyants chrétiens car ces documents contredisent le Nouveau Testament qui enseigne que Jésus était totalement humain et divin.

L‟hérésie la plus répandue était le gnosticisme ; celle-ci a empoisonné le deuxième et le troisième siècle du christianisme. Elle enseignait que le Dieu Créateur était distinct du Divin Etre Suprême. Le gnosticisme enseignait qu‟il existait une connaissance spéciale, la “gnose”, à travers laquelle on pouvait découvrir cet Etre Suprême. A vrai dire ceci est analogue aux idées du Nouvel Age moderne avec l‟idée qu‟une expérience spirituelle peut nous illuminer afin de découvrir le “dieu en soi”, Dieu étant présent à l‟intérieur de tout ce qui existe.

L‟évangile gnostique de Thomas fait dire à Jésus: „ Celui qui boit de ma bouche deviendra comme moi et je serai comme lui‟. „Le royaume est en vous, et en dehors de vous. Lorsque vous arriverez à vous connaître, vous serez alors connu, et vous réaliserez que c‟est vous qui êtes les fils du père vivant. Mais si vous ne vous connaissez pas vous-même, vous demeurerez dans la pauvreté et c‟est vous-même qui êtes cette pauvreté.‟ „ C‟est moi qui suis la lumière qui est au dessus d‟eux tous. C‟est moi qui suis le tout. C‟est de moi que le tout a surgi, et c‟est de moi que le tout s‟est étendu. Fendez un morceau de bois et je suis là. Soulevez une pierre et vous me trouverez là.‟ Toutes ces citations peuvent s‟adapter au Jésus de la philosophie du Nouvel Age qui est si populaire de nos jours. Elles sont en contradiction avec l‟enseignement de la Bible qui nous dit que Dieu est séparé de Sa création et qu‟à l‟intérieur de nous-même habite une nature humaine pécheresse dont nous avons besoin d‟être libérés par le repentir et la foi en notre Seigneur Jésus. C‟est lui qui nous lave de nos péchés et qui demeure en nous par la puissance du Saint-Esprit.

L‟empereur Constantin n‟eut pas tellement besoin d‟organiser de complot afin d‟éliminer tous les évangiles qui n‟étaient pas considérés comme faisant partie des Ecritures. Les premiers Chrétiens les avaient déjà rejetés pour les mêmes raisons que les Chrétiens d‟aujourd‟hui rejètent le livre des Mormons ou les écrits des Témoins de Jéhovah, de scientologie et aussi d‟autres sectes – parce qu‟ils contredisent ce qui est révélé dans la Parole de Dieu.

Dans le „Da Vinci Code‟ Teabing cite des versets de „l‟évangile de Marie-Madeleine‟ pour certifier que Jésus était marié à Marie. Il atteste aussi que cet évangile et celui de Philippe sont des évangiles „qui n‟ont jamais étaient remaniés‟ (page 310). Ceci semble être une proclamation puissante, mais c‟est une fraude totale. Cet évangile gnostique date de 250AD et on ne possède que des fragments de ce manuscrit.

Bien que le Nouveau Testament ne mentionne pas les évangiles gnostiques (pour la simple raison qu‟il a été écrit avant eux), il mentionne néanmoins dans les dernières épîtres les genres d‟enseignements qu‟ils pourraient contenir. Paul a écrit que ceux qui prêcheraient „un autre Jésus‟ amèneraient les gens à recevoir „un autre esprit‟ et à suivre un „autre évang ile ‟ (2 Corinthiens 11.4. Voir aussi 1 Jean 2.18 et 2 Pierre 2.1). Le Da Vinci Code est le produit des enseignements d‟un „autre Jésus‟ qui n‟est pas le vrai. Il n‟y a rien de nouveau dans tout ceci, et sans doute cela contribuera à répandre de fausses idées sur Jésus et sur ce qu‟Il représente pour notre époque. Jésus lui-même a prophétisé qu‟à la fin des temps il y aurait d‟autres „faux prophètes et de faux messies‟ Matthieu 24.24).

Dans le livre, le concept du „Féminin sacré‟ peut-être relié aux genres d‟idées qui sont maintenant devenues populaires dans notre monde déchristianisé. Dans le roman Sophie a été aliénée de son grand-père parce qu‟elle l‟a surpris en train de participer à un rite sexuel appelé Hieros Gamos. Il pratiquait l‟acte sexuel avec une femme tandis qu‟ils étaient entourés par un cercle d‟hommes et de femmes habillés en noir et blanc. Quand Sophie raconte à Langdon ce qui est arrivé, il lui explique qu‟elle a „assisté malgré elle à une cérémonie vieille de deux millénaires….Depuis l‟époque d‟Isis, les rites sexuels étaient considérés comme des ponts jetés entre la terre et le ciel. En communiant avec la femme, l‟homme pouvait atteindre un moment culminant de vide absolu, qui lui faisait entrevoir Dieu‟ (page 386-87). Langdon dit encore que: „l‟usage que l‟homme faisait de la sexualité pour communier directement avec Dieu représentait une sérieuse menace pour la jeune Église chrétienne‟ et „ elle a donc tout fait pour diaboliser l‟acte sexuel et le stigmatiser comme dégoûtant et ignominieu x. Et d‟autres religions en ont fait autant‟. (Page 388)

Langdon décrit ensuite un cours qu‟il a donné à Harvard où il parle de tout cela et l‟étudiant lui demande donc: „ Si j‟ai bien compris, on ferait mieux de faire plus souvent l‟amour que d‟aller à l‟église?‟ La question est ironique mais la réponse de Langdon nous conduit directement à comprendre la philosophie qui est à la base de ce roman et nous mène à croire que le sexe est d‟une manière ou d‟une autre un chemin qui conduit à Dieu: „La prochaine fois que vous vous trouverez seuls avec une femme, demandez-vous si vous êtes capables d‟envisager votre relation sexuelle sous l‟angle spirituel, sinon mystique. Lancez-vous le défi de trouver cette étincelle de divinité qui n‟est donnée à l‟homme que par son union avec le Féminin sacré.‟(389-90)

A une époque où le sexe domine tout il n‟est pas surprenant que quelqu‟un puisse suggérer que l‟idée le sexe conduit à Dieu. Ce mélange de mysticisme du Nouvel Age cherchant „l‟étincelle de la divinité ‟ et de promiscuité sexuelle est certainement une attraction pour le monde d‟aujourd‟hui, mais c‟est une autre cruelle tromperie conduisant à la culpabilité, à l‟esclavage et au désespoir. Mais le livre fait bien plus que de promouvoir la liberté sexuelle. Il promeut quelque chose de bien plus dangereux. Le fait d‟associer la sexualité à la spiritualité ouvre la voie au même genre de prostitution religieuse qui avait lieu prenait place dans les temples païens aux temps de la Bible. Les prophètes hébreux dénonçaient avec force ces actes, et les disciples de Jésus s‟efforçaient d‟en libérer les gens par l‟évangile. Corinthe, où Paul a eu le plus de succès pendant son ministère, était malheureusement bien célèbre à cause de ses cultes de prostitution dans les temples avant qu‟elle soit libérée par lui grâce à l‟évangile.

Au lieu de les guider vers une connaissance plus profonde de Dieu, ces pratiques conduisaient à la dégradation, à un abus de la femme en vue de satisfaire la perversion sexuelle de l‟homme, à avoir des enfants non désirés, dont quelques uns étaient offerts en sacrifice aux dieux païens. C‟était une répugnante religion en face de laquelle l‟évangile était une force libératrice apportant la dignité à l‟homme et à la femme. La Bible donne un enseignement très clair en ce qui concerne l‟acte sexuel: c‟est un don de Dieu qui doit être pratiqué en privé entre un homme et une femme qui sont engagés l‟un envers l‟autre par les liens du mariage. C‟est avec raison que Paul écrivit dans 1 Corinthiens 6.18 : „ Fuyez l‟impudicité. Quelque autre péché qu‟un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l‟impudicité pèche contre son propre corps.‟ Nous pouvons remercier Dieu de ce qu‟il donne le moyen de sortir d‟une telle dégradation – à travers le repentir et la foi en notre Seigneur Jésus qui était sans péché et s‟est offert une fois pour toutes pour les péchés du monde.

Finalement le livre oppose deux forces l‟une à l‟autre – le Catholicisme Romain, dominé par l‟homme et vu comme étant une force oppressive, contre „le Féminin sacré‟ qui est en réalité une nouvelle forme de gnosticisme. En vérité, ni l‟une ni l‟autre ne représente le véritable christianisme du Nouveau Testament, qui a bouleversé l‟ancien monde avec le message de l‟évangile en libérant les gens de l‟esclavage du péché afin qu‟ils vivent des vies nouvelles en jouissant du pardon de Dieu à travers la foi en notre Seigneur Jésus.

Tony Pearce

Tony Pearce

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